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Politique environnementale

Télécharger la politique environnementale - 03/2013

 

POURQUOI DÉCONSTRUIRE LES BATEAUX EN FIN DE VIE ?

Un rapport de l’ADEME, (du 18/06/2008) confirme la nécessité de se préoccuper rapidement de la déconstruction des bateaux en fin de vie, qui deviennent un enjeu environnemental.

Le parc plaisancier français compte 700 000 bateaux immatriculés et seulement 450 000 utilisés. De plus, la fabrication de bateaux neufs croît chaque année. Ceci sans compter les bateaux de pêche, de la défense et de la marine.

Jusqu’à présent, les épaves sont laissées à l’abandon, dans les jardins, ports (manquant d’anneaux), quant elles ne sont pas stockées, brûlées ou encore coulées en mer.

Elles constituent, une pollution biologique, visuelle tout en représentant un risque pour la faune et la flore marines.

Faute d’une prise en compte efficace, cette évolution pourrait déboucher à terme sur un réel problème environnemental.

Actuellement, aucune filière organisée ne propose de réponse adaptée, malgré l’inflation prévisible de la demande.

Dans ce contexte, La société DDNR s’engage pour la création d’un processus de déconstruction des bateaux en fin de vie en recyclant au maximum les matériaux et en limitant les impacts sur l’environnement.



SITUATION DE L’ENTREPRISE AUJOURD’HUI

Positionnement

La dépollution et la déconstruction nautiques sont des activités novatrices dès lors qu’elles se font en respectant des normes environnementales. Elles s’inscrivent directement dans la politique du Grenelle de la mer : « développer une filière de démantèlement des bateaux hors d’usage ».

Si la législation en matière des déchets est en pleine évolution : aujourd’hui, le système de déconstruction des bateaux repose encore sur le volontariat et sur la conscience collective et individuelle.

Non seulement notre action peut permettre, avec les partenaires concernés de contribuer à l’évolution de la législation, mais aussi, de contribuer à l’évolution des mentalités.

Pour cela nous travaillons avec des élus : Etienne MOURRUT, Pierre CARDOT, avec l’association EcoNav chargée de trouver des solutions pour une Eco navigation, avec le vice président de l’association MART, M.ECOCHART.

Et, nous contribuons à la sensibilisation des institutions, professionnels du nautisme, assureurs et plaisanciers.

 

Stratégie et enjeux

La filière de déconstruction

Contrairement à la voiture, les bateaux en fin de vie ne disposent d’aucune filière de démantèlement, hormis celle des ferrailleurs. De nombreux matériaux finissent donc enfuis en décharge.

La dimension environnementale, à travers la déconstruction et le recyclage demeure une notion honorable mais qui vient inévitablement se heurter à la question « Qui paie ? »

Déconstruire les bateaux pour recycler le maximum des matériaux : c’est le pari lancé par DDNR.

Ce qu’il faut faire évoluer :

-          Les modalités de financement de la déconstruction des bateaux :

C’est le particulier ou, la collectivité (lorsque le bateau est abandonné et le propriétaire inconnu), à qui incombent les frais.

Ceci est un frein pour que la déconstruction se fasse dans les meilleurs délais (pour éviter des risques de pollution) et dans des conditions respectueuses de l’environnement.

Pour cela : Des pistes d’actions :

-     Les modalités d’assurance du bateau (tout comme l’automobile) : qui prévoirait la déconstruction,

-     Une « Eco-taxe » sur l’immatriculation qui pourrait aussi permettre un co-financement de la déconstruction,

-     Une procédure d’urgence serait à trouver pour faire enlever les bateaux : à titre d’exemple, le bateau « Sun off all Taown » a fait l’objet d’une demande de déconstruction officielle alors qu’il a été abandonné depuis plus de 10 années, à flot.

-     Une Eco-construction des bateaux avec des matériaux prenant en compte le développement durable.

 
La prise en compte des impacts environnementaux :

La prise en compte des impacts environnementaux pour DDNR peut être classée en 3 objectifs prioritaires :

-          Objectif 1 : Conformité aux exigences légales et autres exigences

La société s’engage à répondre aux exigences légales (ICPE, ISO 14 001, sécurité,…) et met en place des outils permettant de les contrôler afin de rester en conformité. L’abonnement à une veille réglementaire permet de suivre l’évolution de la législation et les textes concernant la société sont répertoriés dans un document nommé : Analyse réglementaire.

-          Objectif 2 : Prévention des pollutions

    Limiter les gaz à effet de serre :

Il est nécessaire de réduire les déplacements. Aussi, développons-nous des sites de démantèlement et de déconstruction sur le littoral méditerranéen et océanique. Le projet consiste à avoir des aires de collecte de bateaux réparties sur l’ensemble du littoral et en eaux intérieures pour limiter les transports des épaves.

Aujourd’hui, DDNR démantèle un maximum de bateaux sur place, lorsque cela est possible, afin de diminuer les transports et le remorquage des bateaux jusqu’au site de Quincieux et ainsi limiter les gaz à effet de serre.

Pour suivre l’évolution de la production de gaz à effet de serre, DDNR s’engage à :

-       cibles 2010 : regrouper les informations sur la consommation de carburant, le nombre de kilomètres parcourus et la quantité de gaz produite.

-       cibles 2011 : chiffrer les objectifs à atteindre par rapport à la pertinence des données récoltées.

-          Objectif 3 : Amélioration continue

Recycler les matériaux issus de la déconstruction des bateaux de plaisance et pêche :

Ceci a un coût pour l’entreprise.

Aujourd’hui 90 à 95% des matériaux, pour des coques de bateaux en acier, aluminium ou encore en bois (lorsqu’il n’est pas souillé), sont recyclés : les métaux, les batteries (pour le plomb), les déchets électriques et électroniques (dans filières métaux), les huiles, les hydrocarbures et bois sont aussi retraités.

Cependant, pour des coques en polyester, seul 20% du bateau est recyclée, d’où une démarche de recherche sur la valorisation du polyester.

Il est à souligner que les centres de tri, aujourd’hui, pour le polyester privilégient la combustion ou l’enfouissement plutôt que le recyclage.

DDNR s’engage à suivre la traçabilité des déchets issus de la déconstruction, notifiée par des BSDD (Bordereaux de Suivi des Déchets Dangereux) : quantité, coût du recyclage et destination.

Recherche de revalorisation et recyclage du polyester :

A ce jour, il est enfoui dans les décharges considérées comme un déchet inerte.

Depuis le début de l’activité nous nous refusons à cette issue que nous considérons insatisfaisante en terme de développement durable. Nous avons effectué, en partenariat avec des chercheurs, des études qui nous permettent, à ce jour, de réutiliser ce matériau après séparation de la résine de la fibre de verre.

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Cette expérience réussie à titre expérimental, demande davantage de moyens financiers pour une réalisation à l’échelle industrielle.

Pour 2010, DDNR s’engage donc à déposer une enveloppe Soleau pour ses recherches sur la séparation de la fibre de verre de la résine ainsi que sur sa réutilisation.

Cette avancée permettrait à la société de développer une production industrielle à partir de 2011.

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